La guérison des TCA, on en parle ?

troubles du comportement alimentaire

La guérison des troubles du comportement alimentaire – TCA pour les intimes… on en parle ?

L’enfer des TCA

J’ai du mal à donner le nombre d’années durant lesquelles j’ai souffert de boulimie/hyperphagie.

J’ai même du mal à décider si c’était de la boulimie ou de l’hyperphagie.

Pourquoi ?

Parce que je mangeais par crises ou compulsions, pendant les premières années je prenais des laxatifs pour tenter de compenser. Ca ne m’a pas empêché de prendre du poids, beaucoup de poids, vu les quantités phénoménales que j’absorbais (on se tourne plus vers les bonbons ou biscuits- plusieurs paquets, que sur les haricots verts !)…

J’ai eu une phase d’anorexie, environ un an, je suis descendue à 45 kilos pour 1m65. La crise de boulimie qui a rompu l’anorexie a été salvatrice…

J’ai mangé, mangé, mangé comme si ma vie en dépendait. Des nougats chinois dans le placard de mes grands-parents, je m’en souviens encore c’était il y a près de 15 ans !

GUÉRISON tca

Mais la reprise des kilos a été extrêmement dure à vivre.

Autant la phase d’anorexie et perte de poids avait un côté grisant : « je maîtrise », tout le monde qui me félicitait pour avoir maigri… autant l’inverse a été très dur pour l’image et l’estime de moi.

 

J’ai arrêté de compenser avec les laxatifs, qui me créent des douleurs insoutenables et dont les effets s’estompaient.

Mais je pense que je cherchais aussi dans le sport un moyen de dépenser ce trop-plein de calories, au moins de limiter la casse.

 

Est-ce que ça a marché ? Oui et non.

Non, parce que ça entretenait ce cercle vicieux : « je mérite » de manger parce que j’ai fait deux heures de boxe. Ou encore : je dois aller m’entraîner vu ce que j’ai bouffé la veille…

Parce que même avec six heures de boxe par semaine, j’étais toujours en surpoids.

Oui parce que ma silhouette avait beau être ronde, elle était tonique : moins de cellulite, un corps plutôt harmonieux… Et surtout, le sport quel qu’il soit m’a apporté énormément de bien-être et de confiance en moi.

Comme le yoga : pendant la pratique, et quelques heures après, mon corps était mon ami, mon temple car je m’y sentais bien ! Et j’étais fière de m’être dépassée.

 

Est-ce qu’une crise de boulimie, c’est un suicide au Nutella ? Pour le savoir, je t’invite à lire l’article : « Comment ne plus avoir de crises de boulimie ? ».

 

Concernant la guérison, je dis souvent que c’est grâce au coaching.

C’est vrai, mais il y a eu le marathon qui a créé une première prise de conscience.

Pendant ma prépa marathon (environ 6 mois), j’étais tellement focus sur mon objectif de course que l’alimentation devenait mon carburant. Je n’avais plus peur des glucides : pâtes, pommes de terre, bananes… des aliments réputés bons pour les coureurs.

Je ne culpabilisais plus de m’offrir une pâtisserie le dimanche midi après ma sortie longue, alors je la savourais !

J’ai donc perdu du poids et me suis affinée pendant cette période. Pas autant que jaurais voulu, mais le plus important c’était ça : je n’avais plus, je crois, de compulsions alimentaires.

Car je n’avais plus aucune culpabilité !

guérison tca
Pendant le marathon de Paris, 2018

 

Mais c’est revenu après : je me suis mise à la musculation, avec des objectifs physiques. Je suis même devenue végétarienne, à force de baigner dans les influenceuses vegan… officiellement, pour le bien-être animal (et en ouvrant les yeux, je ne pouvais que me sentir plus alignée à ce sujet…) mais j’espérais secrètement que ça m’aiderait à perdre du poids ! Ou tout du moins, manger plus en quantité pour moins en calories.

Je suivais énormément de comptes fitness, je cherchais à perdre du gras, prendre du muscle, des fessiers etc…

Mais j’étais malheureuse. Les compulsions alimentaires sont revenues.

Bilan défi perte 14 kilos en 8 mois : à mi-parcours, la crise !

Jusqu’à ce qu’à l’approche des fêtes de fin d’année, je craque et je tombe un coaching en ligne pour guérir des TCA, que j’ai suivi.

J’avais compris que les régimes n’étaient pas la solution.

J’étais rassurée par tous ces témoignages qui vendaient du rêve.

Alors, j’ai tenté.

Guérison des TCA ?

Est-ce que ça a marché ?

Oui… et non !

OUI !

Alors j’apprends à nuancer mes propos, comme j’ai appris à arrêter de penser en « tout blanc » ou « tout noir » pour guérir des TCA. Tu sais, le fameux « foutu pour foutu » quand tu commences un paquet de biscuits et que tu ne sais plus t’arrêter !

Oui car j’ai appris à me débarrasser de cette fameuse culpabilité. Les crises se sont transformées en “festins solos“, c’est aussi ce que j’enseigne dans mes coachings. Dédiaboliser ses aliments préférés, sur lesquels on craque régulièrement en crise parce qu’on croit qu’ils font grossir. Alors on se les interdit, et on craque encore plus.

Alors que quand on apprend à se les autoriser inconditionnellement, à savoir que pour tout le reste de notre vie, on pourra manger du chocolat ou des gâteaux quand bon nous semble, autant qu’on veut… ça devient tout de suite inutile de s’en faire péter le bide !

Avec cette phase YOLO, il y a eu une prise de poids.

Mais heureusement, l’accompagnement sur l’estime de soi en parallèle m’a aidée à mieux le vivre, et à me défaire de cette peur de grossir qui fait partie de la maladie.

Avec le temps, je suis revenue à la normale (pour moi), et avec la vie, ça fluctue toujours un peu. Sauf que maintenant, je m’en fous et je ne me pèse même plus ! Je tiens à signaler que “la normale” pour moi, à ce jour, c’est une taille 40-42 et un IMC certainement considéré comme en surpoids. Mais je suis en bonne santé et je me sens bien dans ma peau, ce qui est pour moi le plus important !

Un point clé pour se débarrasser des TCA, c’est de donner la priorité à sa santé mentale plutôt qu’à atteindre un certain poids… le poids idéal selon nous est d’ailleurs très rarement notre poids d’équilibre ! Ne laisse pas les magazines féminins décider pour toi 😉

Pour en savoir plus sur les méthodes douces de guérison, je t’invite à lire l’article : Hyperphagie, boulimie : quel traitement ?

Et non…

Non, parce qu’il y a eu une nouvelle rechute, un jour où j’ai voulu faire un rééquilibrage alimentaire avec une fameuse application et son nouveau système de points. Rien de pire pour retourner dans la logique “aliments interdits” versus “aliments autorisés” !

Les TCA, quand on les as connus il y a des choses dont on doit se méfier… à vie. Comme le fait d’avoir été fumeuse : je ne pourrais plus toucher à une cigarette de ma vie !

Et bien là c’est pareil : je ne pourrai plus faire de régime amincissant de ma vie… au risque de retomber dans les compulsions.

 

C’est ce qui s’est passé, mais heureusement j’ai su rectifier la barre.

Syndrome de l’imposteur

Ca a été d’autant plus dur à vivre que j’avais commencé ma reconversion comme coach de vie et notamment ma spécialisation dans les TCA.

 

Heureusement, mon hypnothérapeute m’a dit un jour « ce n’est pas parce que je fume, que je ne peux pas aider les autres à arrêter de fumer ».

“Ce n’est pas parce que je fume, que je ne peux pas aider les autres à arrêter de fumer”.

Cela m’a enlevé un poids, le fameux « syndrome de l’imposteur ».

J’ai aussi reçu un soutien précieux de Béa, rencontrée sur les réseaux, à qui je me suis confiée un jour après avoir fait une crise et elle m’a rassurée.

Elle m’a permis de prendre conscience que j’étais humaine, imparfaite, et que c’était ok et ça n’enlevait rien à ma valeur – ou à la valeur de mon travail !

 

Ces derniers temps, ma façon de m’alimenter a changé au gré des circonstances de la vie.

Et j’ai remarqué cette « fragilité » et cette vigilance nécessaire même après des années à avoir guéri, ou tout du moins à aller mieux.

Peut-être que je ferai des crises toute ma vie ? Mais ces crises seront « juste » le fait de prendre un deuxième dessert le soir, après le dîner… comme nous le faisions en famille quand j’étais petite, devant la télé. Et que si j’accepte ça, si je continue à me préparer des bons desserts maisons, je remarque que je n’ai plus besoin de m’empiffrer. Parfois je n’ai même plus envie de dessert, ou juste un fruit ou un yaourt !

 

Ce matin j’avais rendez-vous pour un shooting photo spécial yoga qui me tenait énormément à cœur pour représenter mon activité.

Il était prévu depuis plusieurs mois.

Heureusement que je communique sur « le yoga pour femmes voluptueuses », car même comme ça je me suis mis une certaine pression sur la façon de manger avant.

Je ne voulais pas paraître trop grosse. Surtout le ventre qui reste la zone que j’accepte le plus difficilement (des jours avec, et des jours sans… et c’est ok ! Personne ne peut se trouver beau ou belle 100% du temps, je pense ?).

Alors j’avais commencé à faire un plan dans ma tête, genre je vais manger du kitchari – un plat ayurvédique considéré comme détox– deux jours avant…

Guérison TCA

Ou alors, il faut que je me remette à prendre un petit déjeuner pour manger moins le soir.

 

Et la semaine précédente, le jour où j’ai voulu prendre un petit déj je n’avais pas vraiment faim, alors je me suis dit que ça ne servait à rien ! J’ai relâché cette pression.

Pour le kitchari je n’en avais juste pas envie, alors je n’ai pas voulu me « punir » !

 

Et j’ai même hésité à prendre un petit déj le matin même, de peur de paraître ballonnée. Eh bien je l’ai fait quand même, parce que j’en avais envie et que j’avais assez faim !

 

Tout ça pour vous montrer cette gymnastique mentale que je suis obligée d’avoir. Comme un numéro d’équilibriste sur un fil.

 

J’étais tellement conditionnée pendant ces dix ou quinze années de compulsions alimentaires, que le cerveau est comme programmé.

Si je ne fais pas gaffe, mes anciennes pensées de restriction reviennent… et ramènent avec elles leurs sœurs jumelles, les compulsions !

 

Guérison, ou rémission ?

 

Cependant, je peux parler de guérison car je sais ce que c’est.

J’ai arrêté de suivre toutes ces fitgirls et de me comparer à elles.

Je continue à regarder des recettes et faire celles qui me font plaisir… sans chercher à faire les versions allégées (souvent bien moins bonnes) !

Depuis ces phases de guérison, je me sens inarrêtable : j’ai entrepris ma reconversion professionnelle comme coach de vie et prof de yoga.

C’est devenu une mission pour moi : oser parler de mon vécu pour montrer à ceux qui en souffrent qu’ils n’ont pas à avoir honte, et qu’on peut en guérir, même après si longtemps.

Oser parler de mes formes et de mes propres barrières mentales pour montrer que ça n’empêche pas de courir un marathon, ou de devenir prof de yoga ! Sans peur, pas de courage

“Sans peur, pas de courage”.

Je ne partage quasiment jamais ce que je mange, car mon alimentation est loin d’être parfaite… de toute façon, le régime parfait n’existe pas ! Je cherche surtout à me faire plaisir en assurant une base équilibrée qui comble mes besoins : glucides, protéines, lipides mais aussi vitamines… Je n’ai plus peur de manger de la viande, même si ce n’est pas à tous les repas. L’ayurvéda m’a aidé à déculpabiliser sur ce point. En effet elle m’a appris que les personnes à dominante « Pitta », le feu, dont je fais partie, ne devraient pas manger végétarien.

Je ne cherche en aucun cas à réduire les glucides, au contraire : j’ai besoin d’énergie, notamment pour mon activité !

Pour le reste, j’inclue un maximum de fruits et légumes, même si je peux faire un ou deux repas sans et ne pas m’en vouloir non plus.

J’arrive à mieux profiter des repas en société, en famille, en balayant ces anciennes pensées « ne mange pas avant » ou « saute le dîner pour compenser » !

Je dis bien « balayer » car il arrive qu’elles plopent, mais je les balaye d’un revers de la main.

 

Alors voilà, je voulais passer ce message, ce témoignage de mon vécu de rémission, car ça fait moins de cinq ans alors c’est peut-être encore trop tôt pour parler de guérison !

D’ailleurs, lorsque j’appelais des associations contre les TCA pour parler de mon travail, une dame s’est permis cette remarque « et qu’est-ce qui me dit que vous êtes vraiment guérie ?».

Cela m’a beaucoup choquée, parce qu’elle a mis le doigt sur le syndrome de l’imposteur dont je parlais précédemment !

 

Mais quand on voit sur les réseaux toutes ces coachs TCA qui n’ont vécu la boulimie ou l’anorexie qu’un an ou deux et qui vous laissent croire que la guérison c’est un déclic, c’est linéaire

Je voudrais rétablir la vérité, ma vérité et déculpabiliser tous ceux qui sont en chemin.

 

Car oui, pour moi la guérison relève plus d’un processus et d’un chemin que d’un point final.

Ça ne veut pas dire qu’il faut laisser tomber, au contraire : chaque petit pas est une victoire ! Chaque vacance passée sans crise est un pas de plus et vous donne un indicateur : je n’ai pas fait de crise parce que j’ai profité des bons repas en société !

Et le fait d’observer ses pensées est un super outil.

Comprendre la ou les peurs qui peuvent bloquer la guérison. Pour moi, c’était la peur du vide. Peur de retomber dans la dépression si je n’avais plus cette béquille de la bouffe.

Comprendre que les pensées obsessionnelles autour de la bouffe ne reflètent ni une passion pour la cuisine, ni une faiblesse ou une voracité. Ca fait partie de la maladie.

Et que le jour où elles s’estompent, on retrouve de l’espace mental pour autre chose de bien plus intéressant et important.

Les émotions étaient déjà là avant, elles ne surgissent pas de sous le tapis, au contraire. Sans les crises, on apprend à être plus à l’écoute, on évolue. Trouver des façons plus saines de communiquer, de s’affirmer.

Guérison TCA
Crédit photo : studio DF Paris

 

Tout cela ne se fait pas du jour au lendemain !

 

D’ailleurs, une amie m’a soufflé le terme de rémission en lieu et place de guérison.

Rémission

D’après Wikipédia, voici la définition :

“La rémission est la réduction ou la disparition des signes et symptômes d’une maladie. Elle peut être partielle ou complète. Pour le cancer, une rémission partielle peut être définie comme une réduction de 50% ou plus des paramètres mesurables de la croissance tumorale. Chaque maladie peut avoir sa propre définition d’une rémission partielle.

Une rémission complète est une disparition totale des manifestations d’une maladie. Une personne dont l’état est en rémission complète peut être considérée comme guérie, en tenant compte de la possibilité d’une rechute, c’est-à-dire de la réapparition d’une maladie. ”

 

Et c’est aussi toute la complexité du processus qui mérite un accompagnement. Ce n’est pas une honte de dire qu’on a besoin d’aide, au contraire !

Alors contacte-moi pour réserver ta première séance de coaching, et goûter à la joie de la rémission (en attendant la guérison !) car oui, elle est à ta portée et oui, toutes les clés sont déjà là, en toi ! Tu as juste besoin d’un miroir pour les voir 😉

Diffusez l'amour <3

23 thoughts on “La guérison des TCA, on en parle ?

  1. Emma

    Authentique, transparente et sans langue de bois, merci Claire de livrer ce parcours de guérison, de résilience vis à vis des TCA. En effet, pas de baguette magique, et chemin non linéaire
    Mon conseil est de ne pas hésiter à se faire accompagner par quelqu’un qui a traversé les TCA car il/elle connaît bien le combat à mener

    1. Claire Castagne

      Merci beaucoup Emma, ces mots sont précieux car cet article a été difficile à publier tellement il me semble intime… mais ça peut certainement aider d’autres personnes, et comme tu le dis, il ne faut pas hésiter à se faire accompagner par quelqu’un qui connaît le sujet pour éviter le jugement et la honte supplémentaire !

  2. Valériane

    J’ai vraiment beaucoup apprécié cet article criant de vérité 🙂 merci Claire de partager ton expérience. J’ai adoré le sans peur, pas de courage. Et aussi le point de vue de la rémission car je crois aussi qu’il y a une mauvaise compréhension sur ce qu’est la guérison en “dev perso”. Ton partage est précieux 😊

    1. Claire Castagne

      Merci beaucoup Valériane d’avoir pris le temps de laisser ton avis, je suis heureuse que ce partage puisse être utile. Comme tu dis, la compréhension de la guérison peut être biaisée quand on consomme beaucoup de contenu “dév perso”, avec l’illusion que tout disparaît de manière magique !

  3. Isabelle

    Bonjour,
    J’apprécie votre témoignage sur ce sujet bien complexe et compliqué!
    J’aime énormément les mots
    “Manger librement et s’aimer”,
    le sujet de la dé-culpabilité.
    Et j’ajouterais la honte.

    Je me reconnais dans certains aspects de votre experience et pas dans d’autres …
    Je pense que bien que le poids, trop ou pas assez, soit souvent évoqué… il n’est qu’un indice extérieur, et pas toujours présent.
    Pour moi c’est un veritable mal-être émotionnel qui finit par être masqué …
    La nourriture m’a permis la survie … c’est ma première dépendance …
    Comme vous le dite … quand j’ai arreté de fumer je n’ai plus jamais touché à une cigarette …
    Avec la nourriture ce n’est pas si facile … puisqu’on mange tous les jours !

    Merci de ne pas être diététicienne ou nutritionniste 😅
    Car ce n’est pas un problème de qualité d’alimentation mais bien un trouble psycho-emotionnel …
    Et personnellement m’aimer et m’accepter est plus important pour moi maintenant que d’avoir un poids “acceptable”, et c’est loin d’être mon cas 😅😅😅, ou une alimentation jugée “équilibrée” … 😁

    Votre article m’a permis de me situer en ce qui concerne ma culpabilité… et c’est pas si mal aujourd’hui 😊

    Merciiii 🙏🙏🙏

    1. Claire Castagne

      Bonjour Isabelle,
      Merci beaucoup pour votre retour qui me touche.
      Oui, c’est un grand pas de prendre la mesure de cette culpabilité, qui est comme le carburant de la maladie… quand on arrête de l’alimenter, les compulsions s’assèchent et se transforment !

  4. Luc-ameliorersaposture

    Pour toutes les addictions, s’assurer d’une rémission est très difficile. En effet, pour une maladie physique, des tests medicaux négatifs pendant une durée donnée vous considère en rémission.
    Lors d’une addiction, le stimulus est toujours présent, c’est notre mental qui résiste, évite, accepte ou replonge.
    La tentation, qu’elle soit nourriture, alcool, tabac, écran, est là et c’est à nous de vivre avec….

    1. Claire Castagne

      Oui, c’est sûr… désolée d’apprendre cela Marie ! J’espère que tu sauras trouver les ressources, en toi mais aussi peut-être te faire accompagner pour mieux le vivre ou en sortir si c’est possible !

  5. Mathilde

    Ton article est si puissant, on sent que ton parcours a été loin d’être simple et tu parle avec une riche autenticité. Merci pour ce partage. Dans notre société actuellement il y a tellement de gens qui auraient besoin de lire cet article. Une amie a moi a vécu avec des TCA pendant de nombreuses années et c’était si difficile de pouvoir l’aider sans vraiment comprendre ce qui se passait et avoir des gens qui comme toi qui le partage dans cet article, permet de donner de l’espoir à ceux qui ont du mal à en sortir! Merci Claire 🙏🏻

    1. Claire Castagne

      Merci beaucoup Mathilde pour ton retour bienveillant et encourageant ! Oui, j’imagine que c’est difficile à comprendre de l’extérieur et c’est aussi une des raisons pour lesquelles j’en parle, pour aider les personnes concernées mais aussi les proches à mieux faire face !

  6. Jessica M

    C’est un témoignage très personnel, et un message d’espoir. Il est possible d’y arriver, même si on fait une rechute. Le tout est de ne jamais perdre le courage.
    J’ai beaucoup aimé le phrase “Sans peur, pas de courage”.

    1. Claire Castagne

      Merci Jessica ! Oui en effet, très personnel, chaque parcours est différent mais lever le voile sur le mien pourra certainement permettre à d’autres de se reconnaître un peu et garder espoir ! Eh oui, on oublie souvent cela pour le courage 😉

  7. Jeny

    Je suis admirative de ton courage pour écrire un tel article! Tu te dévoiles avec honnêteté et sensibilité. Bravo 😍
    Tu sais de quoi tu parles! Et ça se ressens. Je conseillerai ton expertise aux personnes qui ont besoin d’accompagnement pour TCA.

    1. Claire Castagne

      Merci Jeny, ça me touche énormément ! Tu vois, j’avais des doutes avant de publier l’article mais je ressentais au fond de moi que c’était juste et que ça ne sert à rien de vouloir enjoliver les choses (sur ce sujet compliqué de guérison …).

  8. Virgo

    Merci pour ce témoignage si sincère, nuancé et déculpabilisant. Lutter contre cet genre d’addiction ne doit pas être facile tous les jours, et le moral doit connaître pas mal de hauts et de bas, mais je vois que tu ne te laisses pas décourager pour autant, alors bravo à toi !

  9. NORELLE SARA

    J’apprécie énormément ta sincérité. J’ai ri aussi à “suicide au Nutella” me rappelant quelques séances de boulimie dans ma jeunesse… j’ai vécu aussi la compensation par le sport ! Ce que je confirme, c’est que l’on peut vivre avec, ni rémission, ni guérison, juste bienveillance envers soi-même en ce qui me concerne mais mon poids reste encore sous surveillance… Je me pèse encore une fois par semaine et si la balance affiche un kilo en plus je réagis tout de suite !

  10. Claire - De Soi à Soi

    Merci pour ce beau témoignage sans tabou, ni honte… Pour moi j’associe les TCA aux addictions… Des moyens soit de fuir, soit de se rassurer face à ce monde difficile et sans pitié dans lequel nous vivons. Et s’en sortir c’est un vrai travail sur soi… BRAVO

    1. Claire Castagne

      Merci Claire ! Oui, c’est une forme d’addiction mais un mécanisme bien plus complexe çar finalement, on est tous addicts à la nourriture dans le sens on il faut manger pour vivre ! Dans les TCA, c’est vraiment la restriction et la peur de grossir qui mènent à un cercle vicieux…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *